Anne Sophie Godart et le prestigieux Longines Hong Kong Master : Impressions

21 février 2013

Après la 4ème édition du Gucci Paris Masters, se tient à Hong Kong une compétition exceptionnelle : le Longines Hong Kong master. Elle se déroule du 28 février au 2 mars à l’Asia-Wolrd-Expo et propose six épreuves dans la catégorie CSI 5*.

C’est à ces épreuves que participera Anne-Sophie Godart, classée 31ème au classement national. Horse Pilot, qui a suivi la cavalière dans son ascension a recueilli les confidences d’Anne Sophie avant le grand évènement.

 

HP : Comment te sens tu avant de participer à cette prestigieuse compétition ?

ASG : Je suis sereine. Le plus stressant pour moi ont été les démarches administratives et notamment les papiers sanitaires pour les chevaux.

 

HP : Comment t’es-tu préparé à cette échéance ?

ASG : J’ai participé à deux concours dont un le week-end dernier en Allemagne, où le niveau d’exigence est très élevé. Ce concours 3* s’est très bien passé avec de belles performances. Je trouve cela rassurant et prometteur pour les Longines Hong Kong Master.

 

HP : Quels chevaux as-tu choisi pour concourir ?

ASG : Je pars avec Carlitto van Zorgvliet et Fame van de Plataan. Le premier est mûr et a acquis beaucoup d’expérience. La deuxième est très jeune, elle n’a que 8 ans donc elle va vraiment faire son expérience sur cette compétition. Pour les deux, ce sera la première fois qu’ils sautent de telles hauteurs. Ils sont prêts et au meilleur de leur forme pour la compétition.

 

HP : Comment abordes tu cette compétition ? Pour gagner, pour te classer ? ou pour apprendre / découvrir ?

ASG : Il s’agit d’une grande première pour les chevaux et pour moi-même. C’est d’ailleurs également la première fois que je pars aussi loin et c’est la première fois que les chevaux prennent l’avion. Nous allons forcément être dans la découverte mais les conditions sont jusqu’à présent réunies pour obtenir de bons résultats. Je n’exclue pas de pouvoir faire des classements.

 

HP : Quelle relation entretiens-tu avec tes chevaux ?

ASG : Je trouve qu’il est très important de toujours féliciter son cheval après une performance. Je pense que mes chevaux ressentent mes émotions. Ils savent à travers mes gestes l’importance que peut avoir un concours. Et nous partageons le plaisir de concourir.

 

HP : Tu ne semble pas être quelqu’un de stressé de nature, qu’en est-il vraiment face à une échéance telle que les HK masters ?

ASG : Je pense avoir beaucoup de chance de faire cette compétition et j’ai hâte d’y être. Je ressens moins le stress que l’envie de me surpasser et de faire le mieux possible.

 

HP : Comment ton entourage te soutient-il pour cette échéance?

ASG : Mon mari (ndlr le cavalier belge international Rik Hemerijc) est auprès de moi, ma famille croit également en moi et me donne confiance. J’ai également mon dresseur qui est là et ma groom qui s’occupe des chevaux. Elle travaille beaucoup pour qu’ils soient au meilleur de leur condition physique.

 

HP : Le niveau que tu atteins aujourd’hui fait rêver bon nombre de cavaliers. A ton avis, qu’est ce qui t’a permis de connaître cette ascension ?

ASG : C’est un ensemble de choses réunies. Tout d’abord le cheval est très important. Il faut avoir un bon cheval. Ensuite le travail : le cavalier doit avoir une bonne technique. Et enfin la volonté. Il faut avoir toujours envie d’y arriver. J’ai aussi la chance d’être bien entourée, mon mari me coach. Puis en moyenne tous les 3 mois, je retourne au Touquet m’entraîner avec mon ancien employeur Olivier Desutter. Et toutes les semaines je m’entraîne avec Yann Simons. Il faut être tenace.

 

HP : Ton ascension a-t-elle changé quelque chose dans ta vie (pressions médiatiques, tes écuries, etc) ?

ASG : Non cela n’a rien changé. C’est vrai que j’ai eu trois interviews d’un coup. C’est la première fois que cela m’arrivait. Ca fait très plaisir et je suis contente de cette reconnaissance mais sinon ça n’a pas changé quelque chose dans ma vie.

 

HP : Comment arrives-tu à allier une vie professionnelle très prenante et vie personnelle ?

ASG : Mon mari est cavalier professionnel également donc nous nous comprenons parfaitement. Par contre c’est vrai que je n’arrête pas : les entraînements, la maison, le quotidien, les déplacements. Je suis toujours en train de courir. Mais j’aime quand ça bouge sinon je m’ennuie. Je suis une hyperactive. La seule chose qui est difficile à gérer émotionnellement, c’est de devoir m’absenter de mon fils de 4 ans pour les compétitions. Heureusement, comme il sera de plus en plus grand, il pourra venir de plus en plus.

 

Pendant son interview, Anne-Sophie nous a complètement convaincu, elle nous a communiqué son enthousiasme et son dynamisme. Nous étions presque prêts à partir à Hong Kong nous aussi pour la voir! Nous croisons les doigts pour elle et sa réussite bien méritée.