Jérôme Guery : L’excellence rime avec prudence

24 mai 2018

Le cavalier belge Jérôme Guery s’est hissé étape par étape jusqu’au haut niveau de notre sport. Débutant dans les allées d’un centre équestre jusqu’à monter sur la plus haute marche des podiums 5*, le cavalier au large palmarès mène aujourd’hui une carrière d’athlète qui en ferait rêver plus d’un. Rencontre avec notre ambassadeur airbag…

HP : peux-tu nous parler de ton parcours de cavalier ?

JG : J’ai commencé à l’âge de dix ans dans un club, j’ai eu mon premier poney à douze ans puis mon premier cheval à quinze ans. À dix-huit ans, je gagnais les championnats de Belgique Junior et c’est ce qui m’a décidé à vivre de ma passion. Je ne suis pas issu d’une famille de cavaliers mais ma mère a été d’un soutien sans faille à ce sujet. Alors en accord avec mes parents, j’ai terminé mon bac et ils m’ont donné un an pour travailler au Haras des Hayettes. N’ayant aucun doute sur ma vocation, j’y suis même resté un an de plus ! J’ai ensuite rencontré mon épouse avec qui nous avons monté notre écurie. D’abord très axé sur la commercialisation et la valorisation de chevaux d’éleveurs et de propriétaires, une partie encore importante de notre structure, je me concentre réellement sur mon rêve qui est le grand sport depuis trois ans.

HP : Quelle est ta plus belle victoire ?

JG : Il y en a plusieurs (rires). Celle qui l’emporte c’est quand même la victoire du Grand Prix 5* de Knokke (en 2015 avec Papillon Z, ndlr). Non seulement c’était l’un de mes premiers gros Grand Prix mais surtout quel bonheur de gagner dans mon pays ! Tout le gratin mondial était présent, c’était du vrai grand sport ! Après il y a le Grand Prix de La Baule (en 2016, avec Grand Cru van de Rozenberg, ndlr), l’un des concours les plus mythiques, c’était exceptionnel : un rêve de gamin !

« Le bon cavalier c’est celui qui écoute son cheval pour en tirer le meilleur »

HP : Quelles sont tes valeurs de cavalier ?

JG : J’aspire à avoir confiance en ce que la vie me donne. Jusqu’ici elle m’a toujours apporté ce dont j’ai eu besoin. Ensuite en tant que cavalier, j’idéalise la notion d’un travail conséquent et sérieux, je tache de faire de mon mieux et de comprendre mes chevaux.

HP : Pour toi, qu’est ce qu’un excellent cavalier ?

JG : La clef de l’excellence c’est de s’adapter à son cheval, le comprendre et lui donner ce dont il a besoin. Le bon cavalier c’est celui qui écoute son cheval pour en tirer le meilleur.

HP : Quel autre grand cavalier admires-tu ?

JG : Je m’inspire de beaucoup de cavaliers, ancienne et nouvelle génération confondue. Après, je dois avouer que John Whitaker est un exemple : son don pour l’équitation, sa qualité d’adaptation, toutes ces années au haut niveau malgré les évolutions du sport, des chevaux, il a su resté compétitif.

HP : Quel est l’objectif de cette année ?

JG : Je forme une chouette équipe (Monaco Aces, ndlr) pour la League du Global Champions Tour avec deux bons copains : Simon Delestre et Julian Epaillard (ainsi que Romain Duguet et Jeanne Sadran, ndlr).
Après l’objectif majeur c’est de participer aux Championnats du Monde (qui auront lieu à Tryon, États-Unis, ndlr) où j’ai une carte à jouer pour obtenir ma qualification pour les Jeux Olympiques.

« Cela devrait être un réflexe de se protéger »

HP : Pourquoi avoir fait le choix de l’Airbag Horse Pilot ?

JG : Je suis d’un naturel très, voire trop, prudent (rires). J’ai décidé d’équiper mes cavaliers, ma famille et moi-même d’un Airbag Horse Pilot après qu’un accident soit intervenu dans mes écuries. Ma cavalière maison a fait une belle chute avec un jeune cheval, elle n’est pas passée loin de la paralysie et par chance s’en est bien sortie. En tant que père de famille, c’est ma responsabilité de prendre ce genre de dispositions afin d’éviter des conséquences dramatiques. L’Airbag Horse Pilot est complet, il confortable, on s’y sent en sécurité, il est élégant car il se porte près du corps, une note importante dans notre sport.

HP : Quel sont, selon toi, les enjeux de notre sport en termes de sécurité ?

JG : J’estime qu’on a encore beaucoup de chemin et de perspectives d’amélioration dans le domaine de la sécurité pour les cavaliers. Je suis du genre à voir le danger partout mais gardons en tête que les chevaux font presque dix fois notre poids. Le casque est obligatoire, heureusement ! Mais je trouve que l’Airbag devrait le devenir. Pour tout professionnels de la filière, cavaliers de haut niveau comme cavaliers jeunes chevaux, cela devrait être un réflexe de se protéger ! D’autant que quand un produit se démocratise, les technologies suivent le courant et évoluent, elles apportent les éléments manquants au premier prototype et c’est ce qu’il faut faire pour atteindre la sécurité qui conviendrait à tout le monde.

 

À présent que Jérôme Guery et son équipe peuvent évoluer en toute sécurité, souhaitons-lui une bonne route jusqu’aux Jeux Equestre Mondiaux de Tryon où l’airbag Horse Pilot, en toute discrétion sous sa veste de concours, l’accompagnera fouler les plus belles pistes !

 

 

© Facebook Jérôme Guery / Facebook Jumping de Valence